Espagne 2011, suite et fin

lundi 18 avril 2011
par  Nathalie Noël

Après deux jours bien gris, le soleil nous a pris par surprise, a fait rougir quelques joues et nous a accompagnés jusqu’à la fin de notre séjour.

Mercredi 13 avril

Malgré la forte odeur qui nous a accueillis, la visite du marché bovin de Torrelavega nous a beaucoup intéressés, fascinés que nous étions par la taille de la halle, le nombre de bêtes, et les mystérieuses pratiques des habitués.


Marché bovin, Torrelavega

Poursuivant la journée sur le thème animal, une longue promenade au Parc de Cabárceno a été l’occasion de réviser le nom des animaux, de réfléchir aux questions écologiques et d’admirer le spectacle des lions de mer et des rapaces.

La journée s’est terminée par une petite expédition au Phare de Cabo Mayor de Santander.

Jeudi 14 avril

Journée marathonienne, quatre endroits différents et un petit détour par San Vicente de la Barquera où l’un des professeurs d’espagnol de l’équipe corrige régulièrement des copies en profitant du grand air marin...

Début de la matinée au Musée d’Altamira, où nous avons visité la reconstitution à l’identique des grottes préhistoriques du même nom, pu expérimenter la difficulté de sculpter la pierre sans instrument adapté, et comprendre que l’histoire se construit pas à pas, l’erreur et le tâtonnement faisant partie du processus.

Ensuite, nous nous sommes projetés dans un passé moins glorieux et avons réfléchi aux horreurs que l’homme est capable de construire et d’inventer pour faire du mal à ses semblables en voyant les instruments de torture utilisés par l’Inquisition au nom de la "Vraie Foi" pendant des siècles. Ce passage au Musée de la Torture de Santillana del Mar restera comme un moment fort dans nos esprits.

Après une courte visite de la ville, étape suivante à Colombres. Ce petit village a vu naître puis s’exiler aux Amériques plusieurs des plus célèbres et plus riches indianos, ces espagnols partis faire fortune de l’autre côté de l’Atlantique et qui ont, à leur retour, construit des maisons magnifiques et profondément modifié leur terre natale. Le musée qui est dédié à cette aventure est très riche en documents authentiques, montrant à la fois l’espoir, le succès, mais aussi le déracinement et les souffrances de ces émigrés.

Musée de l’émigration, Colombres

Pour finir ce périple, une promenade artistique dans Llanes, où les Cubes de la Mémoire s’associent à un itinéraire poétique dans la ville pour nous aider à rêver et à penser.


Cubes de la Mémoire de Agustín Ibarrola, Llanes

Vendredi 15 avril

Matinée en montagne, escalade en téléphérique et petite randonnée dans les Picos de Europa, autour de 2000 m d’altitude, pour mieux percevoir la géographie montagneuse de la région. Repas entre deux plaques de neige, dans un espace magnifique et sous un soleil radieux.


Descente vers le Chalet royal, Picos de Europa

Par la suite, nous avons rejoint Comillas et le délicieux Caprice commandé par l’un des indianos les plus riches d’Espagne et imaginé par Gaudí, dans un style moderniste flamboyant.

Samedi 16 avril

En chemin vers la France, étape culturelle dans Bilbao, où nous avons découvert la vieille ville, sa cathédrale, son marché et ses rues sombres, puis profité des installations de la Alhóndiga Bilbao, ancienne halle aux vins transformée très récemment en centre culturel et sportif. Entre l’architecture du lieu, sa piscine spectaculaire et son exposition interactive sur la ville, l’endroit a impressionné jeunes et adultes.


Vue de dessous, la piscine de la Alhóndiga, Bilbao

Pour terminer ce voyage, nous ne pouvions pas échapper au célèbre Musée Guggenheim, avec ses expériences sensorielles, ses oeuvres intrigantes et une très bonne exposition sur l’art de l’Entre-Deux Guerres, "Chaos et classicisme".

Dernier dîner copieux et efficace après des emplettes de dernière minute, et après une nuit entrecoupée d’arrêts, nous sommes rentrés au lycée avec près d’1h30 d’avance...

PS. Remercions ici les élèves, qui se sont dans l’ensemble très bien tenus malgré la fatigue et les condition climatiques variables. Toute notre gratitude aux adultes qui ont permis que ce voyage ait lieu, en particulier à José-María Cuenca Montesino, qui nous a emmenés chez lui et nous a fait découvrir sa région avec enthousiasme.